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Neuro-ophtalmologie

Syndrome de Tolosa-Hunt

Le syndrome de Tolosa-Hunt (STH) est une ophtalmoplégie douloureuse causée par une inflammation granulomateuse idiopathique du sinus caverneux, de la fissure orbitaire supérieure et de l’apex orbitaire.

  • 1954 Tolosa : Premier rapport d’une inflammation granulomateuse du sinus caverneux à l’autopsie.
  • 1961 Hunt : A rapporté 6 cas et décrit la sensibilité aux stéroïdes comme caractéristique.
  • 1966 Smith et Taxdal : Ont nommé pour la première fois le « syndrome de Tolosa-Hunt ». 6)
  • 2004 : L’International Headache Society (IHS) l’a inclus pour la première fois dans la classification des maladies. Actuellement répertorié dans l’ICHD-3.
  • Incidence annuelle : environ 1 cas par million d’habitants.
  • Âge de prédilection : 30 à 60 ans.
  • Sexe : légère prédominance féminine.
  • Latéralité : généralement unilatéral. Rarement bilatéral.

Il est défini comme répondant aux critères A à D suivants.

  • A : Céphalée orbitaire ou périorbitaire unilatérale.
  • B : L’IRM ou la biopsie confirme une inflammation granulomateuse du sinus caverneux, de la fissure orbitaire supérieure ou de l’orbite, et on observe une paralysie d’un ou plusieurs des nerfs crâniens III, IV, VI du même côté.
  • C : La céphalée est du même côté que le granulome et survient dans les 2 semaines précédant ou en même temps que l’apparition de l’ophtalmoplégie.
  • D : Ne peut pas être mieux expliqué par un autre diagnostic de l’ICHD-3.
Q À quelle fréquence le syndrome de Tolosa-Hunt est-il rare ?
A

L’incidence annuelle est d’environ 1 cas par million d’habitants, ce qui en fait une maladie très rare, reconnue comme telle par la NORD. L’âge de prédilection se situe entre 30 et 60 ans, avec une légère prédominance féminine.

  • Douleur rétro-orbitaire : douleur unilatérale, aiguë et persistante, de caractère « perforant » (boring). Elle peut irradier vers la région rétro-orbitaire, temporale ou frontale. 2)
  • Antériorité de la douleur : la douleur précède la paralysie oculomotrice et peut apparaître jusqu’à 30 jours avant. 2)
  • Diplopie : apparaît avec la paralysie oculomotrice, s’aggrave souvent en vision de loin.
  • Autres : rarement, vision trouble, photophobie ou nausées.

Le nerf oculomoteur (III) est le plus souvent touché (environ 80 %), suivi du nerf abducens (VI, environ 70 %). 2)

Nerf oculomoteur (III)

Fréquence : la plus élevée (environ 80 %).

Signes : ptosis, déviation oculaire « vers le bas et l’extérieur », diplopie. Si les fibres parasympathiques sont atteintes, une anomalie pupillaire peut survenir.

Nerf trochléaire (IV)

Fréquence : moins fréquent que le nerf III.

Signes : Diplopie verticale comme plainte principale. Souvent associée à une atteinte du III.

NC VI (nerf abducens)

Fréquence : Environ 70 %.

Signes : Diplopie horizontale, ésotropie due à un déficit d’abduction du côté atteint. Le nerf abducens est le seul nerf non protégé dans la paroi durale du sinus caverneux, il est donc facilement atteint même en cas de paralysie isolée.

NC V1 (nerf ophtalmique)

Fréquence : Relativement fréquente.

Signes : Perte de sensation ou hypoesthésie de la région frontale. La douleur ou les anomalies sensorielles dans le territoire de la première branche du trijumeau suggèrent une lésion du sinus caverneux antérieur ou de la fissure orbitaire supérieure. En cas de lésion du sinus caverneux postérieur, toutes les branches du trijumeau peuvent être touchées.

  • Exophtalmie et chémosis : Peuvent être observés en raison de la propagation de l’inflammation.
  • RAPD : La présence d’un déficit pupillaire afférent relatif (RAPD) indique une atteinte du nerf optique et une lésion de l’apex orbitaire ; c’est un signe important.
  • Syndrome de Horner : Dû à l’atteinte des fibres sympathiques de l’artère carotide interne.
  • Œil fixe (frozen globe) : Rarement, se présente comme une paralysie complète unilatérale de tous les muscles oculaires.
  • Récidive : 30 à 40 % des cas présentent une récidive, le plus souvent du même côté. Différents nerfs crâniens peuvent être touchés lors des récidives. 3)
Q Faut-il suspecter un syndrome de Tolosa-Hunt si une douleur oculaire et une diplopie apparaissent simultanément ?
A

L’association d’une douleur orbitaire postérieure unilatérale et d’une paralysie oculomotrice est caractéristique du syndrome de Tolosa-Hunt (THS). Cependant, le THS est un diagnostic d’exclusion ; il faut d’abord éliminer une tumeur, une infection, une lésion vasculaire, etc. De plus, comme 30 à 40 % des cas récidivent, une surveillance attentive est nécessaire même après une réponse aux stéroïdes.

Il s’agit d’une inflammation granulomateuse aseptique idiopathique du sinus caverneux, de la fissure orbitaire supérieure et de l’apex orbitaire. L’histopathologie révèle une infiltration de fibroblastes, lymphocytes et plasmocytes, ainsi que des granulomes non caséeux (parfois avec des cellules géantes), classée comme inflammation granulomateuse non spécifique.

  • Maladie associée aux IgG4 : Certains THS pourraient être une forme de maladie orbitaire associée aux IgG4.
  • Sarcoïdose et vascularite auto-immune : Peuvent présenter une inflammation granulomateuse similaire.
  • Lupus érythémateux disséminé (LED) : Des cas de THS comme première manifestation du LED ont été rapportés (ANA, anti-ADNdb, anti-Sm positifs). 6)
  • Granulomatose avec polyangéite (GPA) : Des patients atteints de GPA avec C-ANCA-PR3 positif ont présenté des symptômes de type THS. 5)
  • Survenue après vaccination anti-COVID-19 : Rapportée avec les vaccins à ARNm, à vecteur adénoviral et inactivés. Plusieurs cas sont survenus 5 à 35 jours après la vaccination. 4)1)
  • Survenue après infection par le COVID-19 : Un cas rapporté 14 jours après l’infection. 7)

Dans le THS typique, aucune cause infectieuse ou tumorale n’est identifiée, mais une infection virale récente peut être un facteur de risque.

Le THS est un diagnostic d’exclusion, combinant les données cliniques, d’imagerie, biologiques et l’exclusion d’autres maladies.

L’IRM/ARM est le premier choix. Elle fournit des informations plus détaillées sur le sinus caverneux et l’apex orbitaire que la tomodensitométrie.

  • Résultats IRM : Tissu anormal en isosignal par rapport à la substance grise en T1, et en signal iso à hypo-intense en T2. Rehaussement homogène après injection de gadolinium. 8)2) On peut observer une expansion du sinus caverneux et un bombement du bord dural. 8)
  • Conditions d’acquisition : Coupes coronales et axiales avec suppression de graisse ou séquence STIR. L’injection de gadolinium est très utile pour différencier inflammation et tumeur. L’IRM 3D haute résolution (méthode CISS, etc.) améliore la visualisation des nerfs crâniens et des lésions du sinus caverneux.
  • Fréquence d’IRM normale : Une IRM normale est rapportée dans 18 à 57 % des cas ; un résultat négatif n’exclut pas le diagnostic clinique. 8)
  • Évaluation de la réponse au traitement : Les modifications IRM avant et après corticothérapie permettent d’évaluer l’efficacité, mais la régression radiologique peut prendre plusieurs mois. 8)
  • En l’absence d’IRM/ARM disponible : L’angioscanner avec injection peut être utilisé comme alternative.
  • Examens de base : VS, CRP, AAN, ANCA, taux d’ECA, IgG4, sérologie syphilitique (RPR/FTA-ABS).
  • Examens complémentaires : NFS, glycémie, anticorps anti-ADN natif, facteur rhumatoïde, fonction thyroïdienne, HbA1c, panel de maladie de Lyme, électrophorèse des protéines sériques.
  • Référence : Hémogramme, VS, CRP, anticorps antinucléaires, C-ANCA, P-ANCA, ECA, β-D-glucane sont également utiles.
  • Examen du LCR : Réalisé pour mesurer la pression d’ouverture et évaluer une infection ou des bandes oligoclonales. Dans les cas récurrents, on peut observer une légère élévation des protéines du LCR. 3)
  • Biopsie : Permet la preuve directe d’une inflammation granulomateuse. La procédure est difficile et invasive, mais importante pour confirmer le diagnostic et exclure une maladie maligne. 8)

Il est nécessaire d’exclure les principales maladies différentielles suivantes.

CatégoriePrincipales maladiesRéponse aux stéroïdes
Inflammation/Auto-immunitéSarcoïdose, Granulomatose avec polyangéite, Maladie liée aux IgG4Variable
TumeurMéningiome, Lymphome, Cancer métastatiqueAucune/Minime
InfectionThrombose du sinus caverneux, Infection fongique, TuberculoseAucune/Aggravation
VasculaireFistule carotido-caverneuse, Anévrisme de l’artère carotide interne, Anévrisme cérébralAucune
Endocrinien/métaboliqueParalysie diabétique du IIIe nerf crânienAucun
Neurologique/démyélinisantSclérose en plaques, neuromyélite optique, ADEM, maladie de Behçet neurologique, encéphalopathie de WernickeAucun
Tronc cérébral/vasculaireAccident vasculaire du tronc cérébralAucun
AutresMigraine ophtalmoplégique, pseudotumeur orbitaireVariable

Le test au Tensilon et le test de glace sont utiles pour différencier la myasthénie grave, et la présence de fluctuations diurnes est un indice important. La réponse aux stéroïdes soutient le diagnostic de THS mais ne le confirme pas. Il faut noter que le lymphome malin peut également être temporairement calmé par les stéroïdes.

Administrer 50 à 60 mg/jour de prednisolone pendant les 3 premiers jours. La douleur orbitaire s’améliore souvent de façon spectaculaire. Une réduction précoce de la dose peut entraîner une rechute, il faut donc réduire progressivement avec prudence.

  • Amélioration de la douleur : généralement dans les 24 à 72 heures suivant le début du traitement.
  • Durée de la réduction : une diminution lente sur 3 à 4 mois est courante.
  • Cas sévères : on utilise la méthylprednisolone 500 à 1000 mg/jour en intraveineuse pendant 3 à 5 jours, suivie d’une réduction progressive de la prednisolone orale. 3)2)
  • Récupération des mouvements oculaires : plus lente que la douleur, pouvant prendre plusieurs semaines à plusieurs mois.

Deuxième choix : immunosuppresseurs (réfractaires ou récurrents)

Section intitulée « Deuxième choix : immunosuppresseurs (réfractaires ou récurrents) »

Pour les THS réfractaires ou récurrents, les médicaments suivants sont des options.

MédicamentDose indicative
Azathioprine2 mg/kg/jour
Méthotrexate7,5 à 25 mg/semaine
Mycophénolate mofétil1 à 2 g/jour
Infliximab3 à 5 mg/kg/prise
Ciclosporine2 à 5 mg/kg/jour
Radiothérapie30 à 60 Gy

Dans les cas de récidives fréquentes, une association d’azathioprine et de faibles doses de stéroïdes a montré une efficacité pour prévenir les rechutes. 3) En cas de résistance aux stéroïdes, le rituximab est également une option.

Après le traitement, une IRM de contrôle confirme la disparition des lésions. Une récidive survient dans 30 à 40 % des cas, nécessitant un suivi à long terme.

Q Combien de temps faut-il pour que le traitement par stéroïdes fasse effet ?
A

La douleur s’améliore généralement de façon marquée dans les 24 à 72 heures suivant le début des stéroïdes. En revanche, la récupération des mouvements oculaires est souvent plus lente, pouvant prendre plusieurs semaines à plusieurs mois. Une diminution trop rapide de la dose peut entraîner une rechute ; il est donc courant de réduire progressivement la dose sur 3 à 4 mois.

6. Physiopathologie et mécanismes détaillés de la maladie

Section intitulée « 6. Physiopathologie et mécanismes détaillés de la maladie »

L’inflammation granulomateuse aseptique idiopathique du sinus caverneux, de la fissure orbitaire supérieure et de l’apex orbitaire en est la cause. Histologiquement, on observe une infiltration de fibroblastes, lymphocytes et plasmocytes, des granulomes non caséeux (parfois avec cellules géantes) et un épaississement de la dure-mère. 2)

  • Disposition des nerfs dans le sinus caverneux : Le nerf oculomoteur (NC III) chemine dans la paroi supérieure externe, suivi successivement en dessous par le nerf trochléaire (NC IV), le nerf trijumeau (NC V) et le nerf abducens (NC VI). Le nerf abducens est le seul nerf non protégé par la paroi durale, ce qui le rend susceptible de se manifester par une paralysie isolée.
  • Localisation de la lésion : Elle est typiquement limitée entre le sinus caverneux postérieur et la fissure orbitaire supérieure. Une atteinte du nerf optique associée suggère une lésion de l’apex orbitaire.

Classification anatomique des lésions du sinus caverneux

Section intitulée « Classification anatomique des lésions du sinus caverneux »
Site de la lésionNerfs touchésSymptômes caractéristiques
Fissure orbitaire supérieure à sinus caverneux antérieurNC III, IV, VI, V1Ophtalmoplégie externe douloureuse, douleur et paresthésie dans le territoire du premier nerf trijumeau
Sinus caverneux moyen à postérieurNC III, IV, VI, V1, V2, V3Atteinte de toutes les branches du trijumeau
Sinus caverneux postérieur (avec atteinte du nerf optique)Ci-dessus + nerf optiqueCorrespond au syndrome de l’apex orbitaire, RAPD positif

La douleur ou les anomalies sensorielles limitées au territoire de la première branche du nerf trijumeau (V1) suggèrent une lésion du sinus caverneux antérieur ou de la fissure orbitaire supérieure, tandis que l’atteinte des deuxième et troisième branches (V2, V3) oriente vers une lésion du sinus caverneux moyen ou postérieur.

L’inflammation granulomateuse implique directement les nerfs crâniens III, IV, V1 et VI, provoquant une paralysie des muscles oculaires et des douleurs par compression extrinsèque. L’atteinte des fibres sympathiques de l’artère carotide interne entraîne un syndrome de Horner, et l’atteinte des fibres parasympathiques du nerf III provoque des anomalies pupillaires.

Une partie des THS pourrait représenter une forme de maladie orbitaire associée aux IgG4. Dans ce cas, on observe une élévation du taux sérique d’IgG4 et une infiltration tissulaire de plasmocytes IgG4-positifs.


7. Recherches récentes et perspectives futures (rapports en phase de recherche)

Section intitulée « 7. Recherches récentes et perspectives futures (rapports en phase de recherche) »

Ang et al. (2023) ont rapporté plus de 14 cas d’inflammation orbitaire post-vaccinale (dont THS). Des cas ont été documentés après vaccination avec Pfizer/BioNTech, Moderna, CoronaVac et Janssen, avec un délai d’apparition de 9 heures à 42 jours (médiane autour de 5 à 35 jours). Il a été suggéré que la dégradation des molécules d’ARNm pourrait déclencher une inflammation, et les patients ayant des antécédents d’inflammation orbitaire pourraient présenter un risque de récidive plus élevé. Le THS est également répertorié comme événement indésirable d’intérêt particulier (AESI) dans le système VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System). 1)4)

THS après infection par le COVID-19 et complications graves

Section intitulée « THS après infection par le COVID-19 et complications graves »

Gogu et al. (2022) ont rapporté le cas d’un homme de 45 ans qui a développé une THS deux semaines après avoir été infecté par le COVID-19 au 9e jour suivant la vaccination. Il a ensuite présenté un accident vasculaire cérébral ischémique et une encéphalite hémorragique, et est décédé. Cela suggère un possible double mécanisme impliquant une anomalie immunitaire et une infection. 7)

THS comme manifestation initiale du lupus érythémateux disséminé (LED)

Section intitulée « THS comme manifestation initiale du lupus érythémateux disséminé (LED) »

Nilofar et al. (2024) ont rapporté le cas d’une femme de 54 ans chez qui un LED a été diagnostiqué après une THS comme manifestation initiale. Les anticorps ANA 4+, anti-ADN natif et anti-Sm étaient positifs, et un traitement d’entretien par hydroxychloroquine et mycophénolate mofétil a été instauré. 6)

Symptômes de type THS chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite

Section intitulée « Symptômes de type THS chez les patients atteints de granulomatose avec polyangéite »

Mohebbi et al. (2024) ont rapporté le cas d’une femme de 40 ans atteinte de granulomatose avec polyangéite C-ANCA-PR3 positive qui s’est présentée avec des symptômes de type THS. Elle a été traitée par des pulses de stéroïdes et du rituximab. 5)

Thu et al. (2021) ont rapporté le cas d’une femme de 48 ans ayant présenté trois récidives avec une mauvaise réponse aux stéroïdes à faible dose, chez qui l’ajout d’azathioprine à 2 mg/kg/jour a permis de supprimer les récidives. 3)

  • IRM haute résolution (3T) : Sensibilité accrue pour la détection d’une inflammation subtile du sinus caverneux.
  • Imagerie moléculaire (TEP-TDM) : Utile pour exclure les maladies inflammatoires systémiques et devrait contribuer à améliorer la précision du diagnostic.
Q Existe-t-il un lien entre le vaccin contre la COVID-19 et le syndrome de Tolosa-Hunt ?
A

Des cas de THS ont été rapportés avec plusieurs types de vaccins (ARNm, vecteur adénoviral, inactivé), avec un délai d’apparition allant de 9 heures à 42 jours après la vaccination. Cependant, à l’heure actuelle, la relation de cause à effet n’est pas établie. Le THS est répertorié comme événement indésirable d’intérêt particulier dans le VAERS et fait l’objet d’une surveillance continue. 1)4)


  1. Ang T, Tong JY, Patel S, Khong JJ, Selva D. Orbital inflammation following COVID-19 vaccination: A case series and literature review. Int Ophthalmol. 2023;43:3391-3401.
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  3. Thu PW, Chen YM, Liu WM. Recurrent Tolosa-Hunt syndrome. Tzu Chi Med J. 2021;33(3):314-316.
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  5. Mohebbi M, Nafssi S, Alikhani M. A New Case of Granulomatosis with Polyangiitis Presented with Tolosa-Hunt Syndrome Manifestations. Case Rep Rheumatol. 2024;2024:5552402.
  6. Nilofar F, Mohanasundaram K, Kumar M, Gnanadeepan T. Tolosa-Hunt Syndrome as the Initial Presentation of Systemic Lupus Erythematosus. Cureus. 2024;16(6):e61692.
  7. Gogu AE, Motoc AG, Docu Axelerad A, Stroe AZ, Gogu AA, Jianu DC. Tolosa-Hunt Syndrome and Hemorrhagic Encephalitis Presenting in a Patient after COVID-19 Vaccination Followed by COVID-19 Infection. Brain Sci. 2022;12:902.
  8. Ramirez JA, Ramirez Marquez E, Torres G, Muns Aponte C, Labat EJ. Tolosa Hunt Syndrome: MRI Findings. Cureus. 2023;15(10):e46635.
  9. Ammari W, Kammoun A, Zaghdoudi A, Berriche O, Younes S, Messaoud R. A Case of Painful Diplopia after COVID-19 Vaccination: Could It Be Tolosa-Hunt Syndrome? Korean J Fam Med. 2023;44:240-243.

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