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Rétine et vitré

Injection intravitréenne (thérapie anti-VEGF)

1. Qu’est-ce que l’injection intravitréenne (thérapie anti-VEGF) ?

Section intitulée « 1. Qu’est-ce que l’injection intravitréenne (thérapie anti-VEGF) ? »

L’injection intravitréenne d’agents anti-VEGF consiste à injecter directement le médicament dans la cavité vitréenne pour inhiber l’action du VEGF (angiogenèse et perméabilité vasculaire accrue). Les principales indications sont les maladies vasculaires rétiniennes telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge, l’œdème maculaire diabétique et l’occlusion veineuse rétinienne.

La thérapie anti-VEGF a connu une application clinique rapide dans les années 2000.

AnnéeÉvénement
2004Début de l’administration intraoculaire exploratoire du bevacizumab
2006Approbation du ranibizumab par la FDA (essais MARINA/ANCHOR) 12)
2011Approbation de l’aflibercept par la FDA (essais VIEW) 12)
2019Approbation du brolucizumab par la FDA (essais HAWK/HARRIER) 10)
2022Approbation du faricimab par la FDA (essais TENAYA/LUCERNE/YOSEMITE/RHINE) 8)
  • Dégénérescence maculaire liée à l’âge exsudative (DMLA néovasculaire) : traitement de première intention des néovaisseaux choroïdiens (NVC)1)
  • Œdème maculaire diabétique (OMD) : œdème maculaire associé à la rétinopathie diabétique2)
  • Occlusion veineuse rétinienne (OVR) : œdème maculaire dû à une occlusion de la veine centrale ou d’une branche veineuse rétinienne6)
  • Rétinopathie diabétique proliférante (RDP) : adjuvant ou alternative à la photocoagulation panrétinienne (ranibizumab)5)
  • Néovaisseaux choroïdiens associés à la myopie forte (NVCm) : aflibercept, ranibizumab4)
  • Vasculopathie choroïdienne polypoïdale (VCP) : brolucizumab avec un taux élevé de régression des polypes14)
  • Rétinopathie du prématuré (ROP) : ranibizumab 0,2 mg (approuvé en 2019), aflibercept 0,4 mg (approuvé en septembre 2022)3)
  • Atrophie géographique (AG) : inhibiteurs du complément
  • Endophtalmie : administration directe d’antibiotiques, d’antifongiques ou d’antiviraux
Q Pour quelles maladies le traitement anti-VEGF est-il utilisé ?
A

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, l’œdème maculaire diabétique et l’occlusion veineuse rétinienne sont les trois principales indications. Dans toutes ces pathologies, le VEGF est surexprimé, entraînant une néovascularisation et une augmentation de la perméabilité vasculaire qui provoquent une baisse de l’acuité visuelle au niveau de la macula. L’injection intravitréenne d’agents anti-VEGF bloque ces processus pathologiques, permettant d’améliorer ou de stabiliser la vision. Récemment, les indications se sont étendues à la RDP, aux NVCm, à la ROP et à la vasculopathie choroïdienne polypoïdale.

2. Agents anti-VEGF disponibles (monographies des médicaments)

Section intitulée « 2. Agents anti-VEGF disponibles (monographies des médicaments) »
Nom du médicamentNom commercialPoids moléculaireMécanisme d’actionDoseApprobation (Japon)
RanibizumabLucentis®48 kDaFragment Fab anti-VEGF-A0,5 mg (DMLA/OVR), 0,3 mg (EDM)2009
AfliberceptEylea®115 kDaInhibition du VEGF-A/B et du PlGF (récepteur leurre)2 mg / 8 mg (HD)2012
PégaptanibMacugen®Aptamère anti-VEGF1650,3 mg2008
BrolucizumabBeovu®26 kDascFv anti-VEGF-A6 mg2020
FaricimabVabysmo®149 kDaAnticorps bispécifique VEGF-A + Ang-26 mg2023
BévacizumabAvastin®148 kDaIgG entier anti-VEGF-A1,25 mg— (hors AMM)

Ranibizumab (Lucentis®)

Poids moléculaire : 48 kDa (fragment Fab)

Mécanisme d’action : Inhibe toutes les isoformes du VEGF-A

Essais clés : Efficacité établie dans la DMLA par les essais MARINA/ANCHOR. Équivalent au bévacizumab dans l’essai CATT. 12)

Caractéristiques : Administration de rappel possible tous les 6 mois via PDS. 98% sans injection mensuelle à 2 ans. Pour la ROP, utiliser 40% de la dose adulte (0,2 mg). 12)

Aflibercept (Eylea®)

Poids moléculaire : 115 kDa (protéine de fusion)

Mécanisme d’action : Inhibe simultanément le VEGF-A, le VEGF-B et le PlGF. Affinité la plus élevée pour le VEGF-A (Kd = 0,49 pM).

Essais clés : Non-infériorité au ranibizumab dans l’essai VIEW. La dose élevée de 8 mg (HD) permet des intervalles allant jusqu’à 16 semaines. 12, 13)

Caractéristiques : Large spectre d’inhibition du VEGF. Pour la ROP, utiliser 20% de la dose adulte (0,4 mg). 13)

Brolucizumab (Beovu®)

Poids moléculaire : 26 kDa (scFv, le plus petit des agents existants)

Mécanisme d’action : Structure scFv permettant une administration à une concentration molaire environ 12 fois supérieure à celle de l’aflibercept. Haute pénétration tissulaire.

Essais clés : Non-infériorité atteinte dans les essais HAWK/HARRIER. Jusqu’à 55% maintiennent un intervalle de 12 semaines. 10)

Points d’attention : Dans HAWK/HARRIER, des IOI, vascularites rétiniennes et occlusions vasculaires rétiniennes ont été rapportées ; surveiller les signes inflammatoires après injection. 10)

Faricimab (Vabysmo®)

Poids moléculaire : 149 kDa (anticorps IgG bispécifique)

Mécanisme d’action : Inhibition simultanée du VEGF-A et de l’Ang-2 (angiopoïétine-2). Premier médicament à double cible au monde.

Essais clés : TENAYA/LUCERNE (nAMD) jusqu’à Q16W. 63 % des patients atteints de nAMD ont atteint Q16W à la deuxième année. 8)

Caractéristiques : Dans l’OVR (BALATON/COMINO), le taux de disparition des fuites à l’angiographie à la fluorescéine était supérieur à celui de l’aflibercept. 8)

Bévacizumab (Avastin®)

Poids moléculaire : 148 kDa (IgG entier)

Mécanisme d’action : Inhibition du VEGF-A (utilisation hors AMM en ophtalmologie)

Essais clés : L’essai CATT a montré une efficacité équivalente au ranibizumab. 12)

Utilisation : Coût nettement inférieur. Utilisé après répartition aseptique de la préparation pour perfusion intraveineuse.

Pégaptanib (Macugen®)

Mécanisme d’action : Aptamère spécifique du VEGF165

Statut actuel : Médicament de première génération approuvé en 2008. Les médicaments de nouvelle génération sont désormais prédominants. A contribué à l’établissement du concept initial de la thérapie anti-VEGF.

Q Quel médicament choisir ?
A

La décision dépend de la maladie, de la fréquence d’administration souhaitée et des risques de complications. En général, pour la nAMD, l’aflibercept, le faricimab et le brolucizumab sont supérieurs en termes d’intervalle d’administration prolongé. Pour le DME, l’aflibercept et le faricimab sont la norme. Le brolucizumab présente l’avantage d’un taux élevé de régression des polypes chez les patients atteints de PCV, en tenant compte du risque d’IOI. Le faricimab peut être administré jusqu’à Q16W (toutes les 16 semaines), ce qui réduit le plus la charge des visites. En fin de compte, le médecin traitant prend une décision globale.

Q Le bévacizumab (Avastin) ne peut-il pas être utilisé ?
A

En ophtalmologie, il s’agit d’une utilisation hors AMM (off-label) ; la préparation pour perfusion intraveineuse est conditionnée de manière stérile pour un usage ophtalmique. L’essai CATT a confirmé une amélioration de l’acuité visuelle équivalente à celle du ranibizumab, et son coût nettement inférieur en fait un traitement largement utilisé dans le monde. Cependant, au Japon, il n’est pas couvert par l’assurance maladie et son utilisation dépend de la décision de l’établissement.

Image OCT avant et après injection intravitréenne d'aflibercept pour un œdème maculaire diabétique
Image OCT avant et après injection intravitréenne d'aflibercept pour un œdème maculaire diabétique
Koc H, Alpay A, Ugurbas SH. Comparison of the efficacy of intravitreal Anti-VEGF versus intravitreal dexamethasone implant in treatment resistant diabetic macular edema. BMC Ophthalmol. 2023 Mar 13;23(1):97. PMCID: PMC10009964. License: CC BY.
Images OCT en coupe de la macula chez un patient atteint d’œdème maculaire diabétique (OMD) réfractaire avant injection intravitréenne (A1/B1/C1/D1), après 3 injections d’aflibercept (A2/B2/C2/D2) et après 6 injections (A3/B3/C3/D3). Cela correspond à l’effet de résorption de l’œdème maculaire par les anti-VEGF traité dans la section « 3. Maladies indiquées et schémas posologiques ».

L’administration des anti-VEGF se fait en deux phases : la phase d’induction et la phase d’entretien.

  • Phase d’induction : pour supprimer fortement l’activité de la maladie, 3 à 6 injections fixes par mois (selon la maladie et le médicament).
  • Phase d’entretien : les trois méthodes suivantes sont disponibles.
    • PRN (pro re nata) : consultation mensuelle, injection uniquement en cas de signes de récidive.
    • Injection fixe : injections régulières à intervalles fixes, par exemple tous les 2 ou 3 mois.
    • Treat and Extend (T&E) : en l’absence de signes d’activité, l’intervalle entre les injections est prolongé de 2 semaines ; en cas de récidive, il est raccourci.

Pour le ranibizumab, le schéma recommandé est de 3 injections d’induction (une par mois) suivies d’injections PRN en entretien ; pour l’aflibercept, le schéma de base recommandé est de 3 injections d’induction (une par mois) suivies d’injections fixes tous les 2 mois ou d’un schéma T&E. Ces dernières années, le schéma T&E a été adopté dans de nombreux établissements.

Maladie indiquéeMédicament recommandéPhase d’inductionPhase d’entretien
nAMD (ranibizumab)Lucentis® 0,5 mg1 fois/mois × 31)PRN (observation mensuelle)
nAMD (aflibercept)Eylea® 2 mg1 fois/mois × 31)Toutes les 2 semaines fixe ou T&E (max 3 mois)
nAMD (brolucizumab)Beovu® 6 mg1 fois/mois × 3Intervalle de 8 à 12 semaines10)
nAMD (faricimab)Vabysmo® 6 mgQ4W × 4Q8W à Q16W8)
DME (aflibercept)Eylea® 2 mg1 fois par mois × 5 fois2)Tous les 2 mois
DME (ranibizumab)Lucentis® 0,5 mg1 fois par mois × 3 fois2)PRN
DME (faricimab)Vabysmo® 6 mgQ4W × 4 à 6 foisPTI (max Q16W)8, 13)
RVOAflibercept/faricimabQ4W × 6 moisPTI (max Q16W)8)
PDRRanibizumab 0,3 mgNon-inférieur à la PRP5)
mCNVAflibercept/Ranibizumab1 à 3 injections initialesPRN (rémission possible après une seule injection)4)
ROP (Ranibizumab)Lucentis® 0,2 mg/0,02 mLInitialeSupplémentaire en cas de récidive (intervalle d’au moins 1 mois)3)
ROP (Aflibercept)Eylea® 0,4 mg/0,01 mLInitialeSupplémentaire en cas de récidive (intervalle d’au moins 1 mois)3)

Prise en charge de la PCV (polypoïdale choroidovasculopathie) : Le brolucizumab présente un taux de régression des polypes d’environ 79 %, supérieur aux autres agents, et un maintien à 12 semaines d’intervalle de 76 % (48 semaines) a été atteint. 14) Le faricimab s’est avéré efficace même dans les cas de PCV résistants au ranibizumab. 15)

Faricimab pour l’occlusion veineuse rétinienne (OVR)

Section intitulée « Faricimab pour l’occlusion veineuse rétinienne (OVR) »

Étude BALATON (BRVO, n=553) 8) : Faricimab 6,0 mg vs aflibercept 2,0 mg Q4W, variation de la BCVA à 24 semaines : +16,9 lettres vs +17,5 lettres (non-infériorité atteinte, limite inférieure de l’IC à 95,03 % > −4 lettres). Variation de la CST : −311,4 μm vs −304,4 μm. Amélioration ≥15 lettres : faricimab 56,1 % vs aflibercept 60,4 %. Taux de disparition des fuites à l’angiographie : faricimab 33,6 % vs aflibercept 21,0 % (p nominal = 0,0023), significativement supérieur pour le faricimab.

Étude COMINO (CRVO/HRVO, n=729) 8) : Même schéma, variation de la BCVA à 24 semaines : +16,9 lettres vs +17,3 lettres (non-infériorité atteinte). Variation de la CST : −461,6 μm vs −448,8 μm. Amélioration ≥15 lettres : faricimab 56,6 % vs aflibercept 58,1 %. Taux de disparition des fuites à l’angiographie : faricimab 44,4 % vs aflibercept 30,0 % (p nominal = 0,0002), significativement supérieur, démontrant un effet de stabilisation vasculaire par inhibition de l’Ang-2.

Sécurité IOI dans l’OVR (24 semaines) 8) : Dans l’étude COMINO, IOI chez 2,2 % des patients sous faricimab vs 1,1 % sous aflibercept. Deux cas d’uvéite sévère (groupe faricimab). Aucun cas de vascularite rétinienne rapporté dans les études BALATON/COMINO. Les événements APTC étaient comparables : BALATON faricimab 1,1 % vs aflibercept 1,5 %, COMINO 1,1 % vs 1,4 %.

Traitement adjuvant (OVR) : Dans l’œdème maculaire du BRVO, l’association du ranibizumab avec un laser micropulse sous-seuil est étudiée par rapport à la monothérapie. 11)

Thérapie anti-VEGF pour la rétinopathie du prématuré (ROP)

Section intitulée « Thérapie anti-VEGF pour la rétinopathie du prématuré (ROP) »

Les médicaments anti-VEGF approuvés pour le traitement de la ROP (en décembre 2022) sont les deux suivants. 3)

  • Ranibizumab (Lucentis®) 0,2 mg/0,02 mL : 40 % de la dose adulte. Approuvé en 2019. Seule la formulation en flacon est approuvée pour la ROP.
  • Aflibercept (Eylea®) 0,4 mg/0,01 mL : 20 % de la dose adulte. Approuvé en septembre 2022. Seule la formulation en flacon est approuvée pour la ROP.
  • La réadministration doit être espacée d’au moins un mois (selon le résumé des caractéristiques du produit).

Indications thérapeutiques (selon les critères de l’étude ETROP) 3) :

  • Toute ROP de zone I avec plus disease
  • ROP de zone I stade 3 sans plus disease
  • ROP de zone II stade 3 avec plus disease
  • ROP agressive (A-ROP) : à réaliser dès que possible

Données des essais cliniques clés 26, 28, 30) :

EssaiMédicament et dosenTaux de succès du traitementTaux de succès du laserRemarques
BEAT-ROP30)Bevacizumab 0,625 mg150Zone I récidive 4 %Zone I récidive 22 %Supériorité du bevacizumab pour la RV de zone I
RAINBOW26)Ranibizumab 0,2 mg22580,0 %66,2 %Myopie forte à 5 ans : 8 % vs laser 24 %
FIREFLEYE28)Aflibercept 0,4 mg11885,5 %82,1 %Seuil de non-infériorité non atteint mais > 66 %

Résultats à long terme de l’essai RAINBOW 26, 29) : à 5 ans, myopie forte dans 8 % du groupe ranibizumab 0,2 mg vs 24 % du groupe laser (différence significative). Taux d’anomalies structurelles : 1,5 % vs 10 %. Taux de retraitement 31 %, délai de retraitement 4 à 16 semaines (médiane 8 semaines).

Suivi de l’essai FIREFLEYE 28) : taux de récidive 21,9 %, taux de retraitement 17,8 %, délai moyen de retraitement 11 semaines (4 à 17 semaines). FIREFLEYE Next (suivi jusqu’à 2 ans) : aucun événement indésirable lié au traitement sur le développement général et neurologique.

Comparaison des taux de récidive entre médicaments 3) :

  • Aflibercept : 13,9 à 28 % (rechute moyenne à 11-14,2 semaines)
  • Ranibizumab : 20,8 à 83,0 % (rechute précoce à 5,9-9,3 semaines → nécessité d’une surveillance attentive plus précoce)

Points d’attention pour la ROP-A 3) : Dans la ROP-A, un traitement complémentaire est nécessaire dans 75,0 à 87,5 % des cas avec anti-VEGF seul. Une rechute précoce survient dans les 1 à 3 semaines suivant l’injection ; en cas de rechute avant un mois, une photocoagulation au laser est associée. En cas de prolifération fibreuse étendue, le traitement anti-VEGF seul est contre-indiqué (risque de décollement de rétine tractionnel par contraction).

Technique d’injection pour la ROP (différences par rapport à l’adulte) 3) :

  • Site d’insertion : 1,0 à 1,5 mm en arrière du limbe (contre 3,5 à 4 mm chez l’adulte ; au même site que l’adulte, risque de perforation rétinienne).
  • Direction de l’aiguille : dirigée vers le bas (postérieur) (le cristallin étant relativement gros, une direction centrale risque de le perforer).
  • Utiliser une aiguille de calibre 30 ou moins.
  • Vérifier le volume injecté : ranibizumab 0,02 mL, aflibercept 0,01 mL (vérifier soigneusement pour éviter un surdosage).
  • Anesthésie : choisir entre anesthésie topique, intraveineuse ou générale selon les conditions de l’établissement.

Suivi 3) : Si les vaisseaux rétiniens ne se sont pas étendus jusqu’à la zone III, un examen du fond d’œil hebdomadaire est recommandé jusqu’à 17 semaines après l’injection. Poursuivre les examens réguliers du fond d’œil pendant un an après l’injection (des décollements de rétine tractionnels ont été rapportés entre 4 et 335 jours après l’injection).

Q Quel est le médicament le plus efficace pour l'œdème maculaire diabétique ?
A

Dans l’essai Protocol T, l’aflibercept a montré la meilleure amélioration de l’acuité visuelle à un an. Cependant, dans le groupe d’atteinte légère (BCVA ≥ 20/40), il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les trois agents. 13) Le faricimab, dans les essais YOSEMITE/RHINE, a montré une amélioration de l’acuité visuelle équivalente à l’aflibercept tout en permettant un intervalle d’injection plus long en phase de maintenance (60 à 64 % atteignant Q16W à 2 ans). 8) Le choix du médicament dépend du profil du patient et de la fréquence de visite souhaitée.

Q Quelle est la différence entre le traitement anti-VEGF et la photocoagulation au laser pour la rétinopathie du prématuré ?
A

Le traitement anti-VEGF est rapide et peu invasif ; l’essai RAINBOW a montré de meilleurs résultats à long terme en termes de préservation du champ visuel et de prévention de la myopie par rapport au laser (myopie forte à 5 ans : 8 % vs 24 %). 26, 29) En revanche, la photocoagulation au laser permet une meilleure vascularisation rétinienne après traitement. Le traitement anti-VEGF nécessite un suivi ophtalmologique à long terme en raison du risque de rechute (20 à 83 % pour le ranibizumab), et l’essai FIREFLEYE a rapporté un taux de rechute de 21,9 %. 28) Dans la ROP-A avec prolifération fibreuse étendue, le traitement anti-VEGF seul peut être contre-indiqué. 3)

  • Prévention des erreurs d’identification du patient, de l’œil à traiter et du médicament : après avoir décidé l’injection, mettre une étiquette d’identification autour du cou du patient pour vérification.
  • Vérification de l’allergie à l’iode : vérifier systématiquement au préalable.
  • Préparation du matériel nécessaire :
    • Povidone iodée à 10 % pour la désinfection cutanée
    • Collyre anesthésique, collyre à la povidone iodée dilué et ramené à température ambiante, collyre antibiotique (si nécessaire)
    • Compresses, cotons-tiges (3 pour le lavage oculaire et l’injection), champ troué adhésif
    • Blépharostat, compas, micro-pince à crochet
    • Aiguille d’injection, solution injectable (si flacon : seringue de 1 mL et aiguille de prélèvement avec filtre)

Anesthésie : compte tenu du risque de projection du désinfectant dans l’œil controlatéral, instiller du collyre Bénoxil® dans les deux yeux, puis du collyre Xylocaïne® à 4 % deux fois dans l’œil à traiter.

Points d’attention pour la désinfection à la povidone iodée :

  • La povidone iodée sortie du réfrigérateur a une efficacité antibactérienne et antifongique réduite ; la ramener impérativement à température ambiante.
  • Conservée dans un récipient non hermétique à 25 °C, le taux de principe actif résiduel chute à 60 % en 5 heures. Ne pas utiliser une povidone iodée conservée trop longtemps.
  • L’inactivation des bactéries et champignons nécessite un temps de contact d’environ 1 minute ; après le lavage oculaire, maintenir l’œil fermé pour assurer un contact suffisant avec la conjonctive.

Prévention des bactéries buccales : Utiliser un champ opératoire perforé et faire porter un masque à l’opérateur, à l’assistant et à tous les patients pour éviter les projections. Comme les bactéries buccales sont des agents pathogènes de l’endophtalmie bactérienne, il est souhaitable de sceller l’espace entre l’œil et le masque à l’aide du champ et du masque pour empêcher l’air expiré de se répandre sur la surface oculaire.

Position d’insertion et direction de l’aiguille

Section intitulée « Position d’insertion et direction de l’aiguille »

La distance d’insertion à partir du limbe chirurgical est la suivante. En respectant la position d’insertion, il est possible d’insérer l’aiguille dans la pars plana (en arrière de la pars plicata), ce qui évite les lésions du cristallin et les hémorragies du vitré.

État de l’œilDistance à partir du limbe
Œil phaque4 mm (pars plana)
Œil aphake ou avec implant intraoculaire3,5 mm
Prématuré (ROP)1,0 à 1,5 mm

L’aiguille est insérée vers le centre de la cavité vitréenne. Une insertion trop proche du limbe peut endommager la pars plicata et provoquer une hémorragie du vitré, et le risque de lésion du cristallin augmente en raison de la proximité du cristallin.

  1. Appliquer un champ opératoire perforé et ouvrir les paupières avec un blépharostat.
  2. Mesurer la distance d’insertion à partir du limbe à l’aide d’un compas.
  3. Le site d’injection est temporal supérieur ou temporal inférieur (pour éviter une lésion du muscle droit horizontal).
  4. Fixez le globe oculaire avec une pince et déplacez légèrement la conjonctive vers l’avant avant l’injection afin que le trou de l’aiguille soit décalé après le retrait, empêchant ainsi les fuites de liquide.
  5. Insérez une aiguille courte 30G presque perpendiculairement à la sclère et injectez lentement le médicament (une injection rapide peut provoquer une augmentation persistante de la pression intraoculaire).
  6. Après le retrait de l’aiguille, comprimez le site d’insertion avec un coton-tige.
  7. Immédiatement après l’intervention, vérifiez l’acuité visuelle (compter les doigts). Si le patient ne peut pas compter les doigts, effectuez une ponction de la chambre antérieure.
  8. Continuez l’instillation de collyre antibiotique à large spectre pendant 3 jours après l’intervention.
Q L'injection est-elle douloureuse ?
A

L’injection est réalisée après une anesthésie topique (Benoxil® / Xylocaïne 4%), donc la douleur pendant l’injection est minime. Une sensation d’irritation due à l’antiseptique (PA iode) peut être ressentie, mais l’instillation d’acide hyaluronique sodique est efficace pour l’inconfort postopératoire précoce.

Endophtalmie infectieuse (complication la plus importante)

Section intitulée « Endophtalmie infectieuse (complication la plus importante) »

L’endophtalmie infectieuse est la complication la plus grave, avec une incidence d’environ 0,027 à 0,065 %. En cas de survenue, un traitement d’urgence par injection intravitréenne de vancomycine 1,0 mg + ceftazidime 2,0 mg est nécessaire.

Mesure préventive la plus importante :

  • Désinfection appropriée à la povidone iodée (ramener à température ambiante, temps de contact d’au moins 1 minute)
  • Utilisation d’un champ perforé (prévention des projections de bactéries buccales)

Concernant l’instillation postopératoire prophylactique d’antibiotiques, plusieurs études ont montré qu’elle ne réduit pas l’incidence de l’endophtalmie, et les preuves de son efficacité ne sont pas concordantes.

Il s’agit d’une réaction inflammatoire intraoculaire sans infection bactérienne, rapportée comme une complication rare après administration d’anti-VEGF7). La fréquence varie selon le médicament, la préparation, le lot, etc. Il est prioritaire de la différencier de l’endophtalmie infectieuse.

  • Délai d’apparition : survient souvent précocement après l’injection, mais une différenciation avec l’endophtalmie infectieuse est nécessaire7)
  • Principaux signes : peut entraîner une opacité du vitré, une inflammation de la chambre antérieure, une baisse de l’acuité visuelle, etc.7)
  • Diagnostic de certitude : culture négative (la négativité par PCR pour exclure un agent pathogène est également utile)
  • Différence selon le médicament : des cas ont été rapportés avec le bévacizumab, le ranibizumab et l’aflibercept, mais la fréquence des rapports varie selon les études et les conditions de préparation7)
  • Traitement : dans les cas bénins, un traitement conservateur est souvent pratiqué, mais si une endophtalmie infectieuse ne peut être exclue, une décision rapide doit être prise, incluant prélèvement pour culture, administration intravitréenne d’antibiotiques et vitrectomie. 7)

Dans une analyse de 1 044 cas du registre IRIS, les résultats de la vitrectomie précoce pour endophtalmie après injection intravitréenne ont été examinés sur la base de données à grande échelle24).

Inflammation intraoculaire (IOI) / Vascularite rétinienne (spécifique au brolucizumab)

Section intitulée « Inflammation intraoculaire (IOI) / Vascularite rétinienne (spécifique au brolucizumab) »

Le brolucizumab est connu pour provoquer une IOI plus fréquemment que les autres anti-VEGF.

Essai / PopulationIncidence de l’IOIRemarques
HAWK/HARRIER (lié à l’IOI)RapportéAttention aux événements indésirables inflammatoires incluant vascularite rétinienne et occlusion vasculaire10)
KESTREL (6 mg)3,7 % (témoin 0,5 %)Essai DME10)
MERLIN (intervalle de 4 semaines)9,3 %Interruption de l’essai10)
Cas japonaisRapporté dans des rapports de cas et des données post-commercialisationPrudence dans l’estimation de la fréquence
Post-commercialisation (vascularite + occlusion combinée)3,73/10 000 injections

La majorité des IOI surviennent dans les 6 mois suivant la première injection et après 4 injections ou moins. 10)

Mécanisme : Un mécanisme inflammatoire médié par des anticorps anti-médicament ou des complexes immuns est discuté. 10, 25)

Sclérite (premier rapport mondial) : Une sclérite postérieure après administration de brolucizumab a été rapportée chez 3 patients japonais, avec une élévation de la pression intraoculaire à 24-49 mmHg, et un cas a évolué vers une occlusion artérielle rétinienne et une vascularite. 9)

Traitement : L’injection sous-conjonctivale ou sous-ténonienne de triamcinolone acétonide (STTA) 5-20 mg est efficace. Une combinaison avec une prophylaxie par STTA a également été rapportée. 20, 21)

L’incidence des IOI est de 2,0 % dans la nAMD, 1,3 % dans le DME et 1,4 % dans le RVO, et de 8,5 % dans les cas d’administration bilatérale. 8) Dans les études post-commercialisation, la vascularite rétinienne est rare (0,17/10 000 injections), mais la vascularite rétinienne occlusive hémorragique (HORV) peut avoir une issue grave. 8) Les cas de vascularite rétinienne et d’IOI liés au faricimab sont accumulés dans des rapports de cas, et l’HORV est problématique dans les cas graves. 16-18)

Les déchirures de l’EPR sont survenues dans le groupe faricimab à 2,7 % dans TENAYA et 3,0 % dans LUCERNE, et une hauteur de PED > 550 μm est un facteur de risque. 19)

Syndrome de crunch (décollement de rétine tractionnel après traitement de la ROP)

Section intitulée « Syndrome de crunch (décollement de rétine tractionnel après traitement de la ROP) »

Chez les patients atteints de ROP, une contraction rapide de la membrane fibrovasculaire après un traitement anti-VEGF entraînant un décollement de rétine tractionnel (TRD) est appelée syndrome de crunch. 27)

  • Mécanisme : L’inhibition du VEGF entraîne une augmentation relative de l’activité du TGF-β. Le TGF-β favorise la fibrose et le remodelage de la matrice extracellulaire. Les prématurés sont physiologiquement dans une période d’augmentation du TGF-β, et l’administration d’anti-VEGF amplifie le déséquilibre. 27)
  • Prévention : Évaluer soigneusement les modifications fibreuses avant le traitement. En cas de prolifération fibreuse étendue et hyperémique, le traitement anti-VEGF seul est contre-indiqué. 3)
  • Complications tardives : Un décollement de rétine tractionnel a été rapporté entre 4 et 335 jours après l’administration, et un examen du fond d’œil régulier pendant un an après l’administration est essentiel. 3)

Après un traitement anti-VEGF, une vascularisation rétinienne complète peut ne pas être atteinte, et des vaisseaux de shunt ou des motifs de ramification anormaux peuvent se former à la frontière entre les zones vascularisées et avasculaires. 27) Un suivi à long terme est nécessaire (évaluation du risque de récidive et des complications tardives). L’angiographie à la fluorescéine est utile pour évaluer le développement normal des vaisseaux rétiniens.

  • Lésion du cristallin : Progression de la cataracte. Prévention en respectant la distance de pénétration (4 mm pour les yeux phaques).
  • Lésion rétinienne : Décollement de rétine rhegmatogène. Prévention par une insertion appropriée d’une aiguille courte 30G.
  • Lésion du corps ciliaire : Hémorragie intravitréenne. Prévention en respectant la position et la direction de l’insertion.

Une augmentation transitoire de la pression intraoculaire immédiatement après l’injection survient chez tous les patients. L’injection de 0,05 mL élève la pression à 50 mmHg instantanément, mais elle est généralement réversible. En cas d’antécédents de glaucome, une attention particulière à une élévation persistante de la pression est nécessaire, et une ponction de la chambre antérieure peut être réalisée pour décomprimer si nécessaire.

Il existe un risque théorique d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus du myocarde. Dans l’essai HAWK du brolucizumab, des ATE ont été observés chez 1,1 à 1,4 % des patients. 10) Une administration prudente est nécessaire chez les patients ayant des antécédents.

Q Quels symptômes après l'injection devraient inciter à consulter ?
A

En cas d’apparition des symptômes suivants, consulter immédiatement un ophtalmologiste : ① baisse soudaine de l’acuité visuelle, ② aggravation de la douleur oculaire ou de la rougeur, ③ augmentation marquée des corps flottants, ④ apparition de sécrétions. Ceux-ci peuvent indiquer une endophtalmie infectieuse ou une inflammation intraoculaire (IOI). Une attention particulière est nécessaire dans les 24 à 72 heures suivant l’injection.

Q Que faire en cas d'IOI avec le brolucizumab ?
A

En cas de baisse soudaine de l’acuité visuelle, d’aggravation des corps flottants, de rougeur ou de douleur oculaire, consulter immédiatement un ophtalmologiste. Après le diagnostic, une injection sous-conjonctivale ou sous-ténonienne de triamcinolone acétonide (STTA) est efficace et l’inflammation s’améliore dans la plupart des cas. 20, 21) La réadministration doit être décidée avec prudence après confirmation de la résolution de l’inflammation par LFP (Laser Flare Cell Photometer) ou autre. En cas d’occlusion vasculaire sévère, la réadministration peut être contre-indiquée ; envisager alors un changement vers un autre médicament.

6. Physiopathologie (rôle du VEGF et mécanisme d’action des médicaments)

Section intitulée « 6. Physiopathologie (rôle du VEGF et mécanisme d’action des médicaments) »

Le VEGF se lie aux VEGFR-1 et VEGFR-2 des cellules endothéliales vasculaires, favorisant la prolifération endothéliale, l’augmentation de la perméabilité vasculaire et la formation de nouveaux vaisseaux.

  • DMLA : prolifération des néovaisseaux choroïdiens (NVC) et augmentation de la perméabilité vasculaire
  • EDM : rupture de la barrière hémato-rétinienne (BHR) → formation d’œdème maculaire
  • OVR : ischémie → excès de VEGF → œdème maculaire et néovaisseaux

Lorsque le niveau de VEGF diminue après injection intravitréenne, la perméabilité vasculaire diminue et l’œdème maculaire s’améliore. L’effet des anti-VEGF étant temporaire, des réinjections régulières sont nécessaires.

Physiopathologie de la rétinopathie du prématuré (ROP)

Section intitulée « Physiopathologie de la rétinopathie du prématuré (ROP) »

Le développement de la ROP se déroule en deux phases. 27)

Phase I (arrêt de la vascularisation) : sous environnement hyperoxique après naissance prématurée, le VEGF et l’IGF-1 sont supprimés. Cela inhibe la vascularisation rétinienne normale et conduit à la formation d’une rétine avasculaire.

Phase II (néovascularisation pathologique) : après le retrait de l’oxygène, l’ischémie rétinienne croissante due au développement libère un excès de VEGF. Une néovascularisation pathologique se produit à la jonction vasculaire-avasculaire, progressant de la ligne de démarcation et du bombement (stades 1-2) à la néovascularisation extra-rétinienne (stade 3). Dans les cas graves, elle évolue vers un décollement de rétine par traction (stades 4-5).

Les anti-VEGF inhibent la néovascularisation pathologique en supprimant la production excessive de VEGF en phase II. Cependant, ils inhibent également la vascularisation physiologique dépendante du VEGF, nécessitant une surveillance attentive de l’impact sur le développement vasculaire normal.

Caractéristiques moléculaires de chaque médicament

Section intitulée « Caractéristiques moléculaires de chaque médicament »
MédicamentMasse moléculaireAffinité pour le VEGF-A (Kd)Cible
Brolucizumab26 kDa28,4 pMVEGF-A (tous les isoformes)
Ranibizumab48 kDa20,6 pMVEGF-A (tous les isoformes)
Aflibercept115 kDa0,49 pM (le plus élevé)VEGF-A/B et PlGF
Bevacizumab148 kDa35,1 pMVEGF-A
Faricimab149 kDaVEGF-A + Ang-2

L’Ang-2 agit comme un antagoniste du récepteur Tie-2, contribuant à l’instabilité vasculaire. En inhibant l’Ang-2, le faricimab normalise la voie Tie-2, améliorant la stabilité vasculaire et réduisant la sensibilité au VEGF. Cet effet de double inhibition constitue la base pharmacologique permettant de prolonger l’intervalle entre les injections.

La raison pour laquelle on administre 3 à 5 injections mensuelles fixes en phase d’induction est de supprimer rapidement et fortement l’activité de la maladie. La méthode T&E fournit un cadre qui maintient la concentration du médicament dans le vitré dans la zone thérapeutique sans permettre de rechute.


7. Recherches récentes et perspectives futures (rapports de recherche)

Section intitulée « 7. Recherches récentes et perspectives futures (rapports de recherche) »

Avec le PDS (système de distribution par port) du ranibizumab, 98 % des patients n’ont pas eu besoin d’injection mensuelle grâce à une administration de rappel tous les 6 mois. 12) En 2025, une extension de l’indication à l’œdème maculaire diabétique (DME) est envisagée. 13) Une réduction significative de la charge des injections est attendue.

Dans l’essai PULSAR (DMLA), 79 % des patients ont maintenu un intervalle de 12 semaines et 77 % un intervalle de 16 semaines à 48 semaines. 12) Dans l’essai PHOTON (EDM), 93 % ont atteint un intervalle d’au moins 12 semaines. 13)

Essais d’extension d’indication du brolucizumab

Section intitulée « Essais d’extension d’indication du brolucizumab »

L’essai PROUD (Corée du Sud) est en cours pour la PCV et la télangiectasie maculaire de type 1 (AT1), et devrait fournir des preuves pour les maladies spécifiques à l’Asie. 14, 23)

L’essai SALWEEN, qui étudie l’efficacité du faricimab chez les patients atteints de PCV, est en cours. 22) Des taux élevés d’Ang-2 ont été confirmés dans l’humeur aqueuse des patients atteints de PCV, et un effet additif de l’inhibition de l’Ang-2 est attendu.

L’administration combinée de triamcinolone acétonide sous-conjonctival et sous la capsule de Tenon (STTA) avec le brolucizumab pourrait être efficace à la fois pour prévenir l’IOI et contrôler l’exsudation. 20, 21) Des recherches sont en cours pour standardiser la dose et le moment optimaux.

Pour le diagnostic précoce de l’endophtalmie aseptique et infectieuse, la mesure du profil des cytokines (IL-6, IL-8, IL-10) dans l’humeur vitrée pourrait être un outil auxiliaire. 7)

Les biosimilaires du ranibizumab et du bevacizumab font leur apparition. Une réduction significative des coûts devrait améliorer la continuité du traitement et l’accès aux soins. 12)

Nouveaux candidats médicaments pour le traitement de la ROP 27)

Section intitulée « Nouveaux candidats médicaments pour le traitement de la ROP 27) »
  • Bêta-bloquants (propranolol) : Administration orale pour prévenir la progression de la ROP de stade 2. Les collyres à 0,2 % sont considérés comme sûrs et efficaces (s’ils sont débutés en phase proliférative au stade 1), mais les données à long terme sont insuffisantes.
  • Suppléments d’acide arachidonique (AA) et de DHA : L’essai Mega Donna Mega a réduit de 50 % l’incidence de la ROP sévère (15,8 % contre 33,3 %).
  • Caféine : Médicament pour l’apnée du prématuré, mais pourrait inhiber la progression de la ROP par la régulation négative du VEGF et des MMP.
  • Vitamine A : une méta-analyse a montré une réduction de l’incidence et de la progression de la ROP.

Le protocole SAFER-ROP a été proposé comme un protocole standardisé répondant aux défis spécifiques des nouveau-nés (prévention des infections en milieu néonatal, surveillance après injection). Basé sur l’acronyme Short Needle, Antiseptic/Antibiotic, Follow-Up, Extra Attention to Detail, Recheck, il est utilisé pour standardiser les procédures dans chaque établissement.


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