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Neuro-ophtalmologie

Syndrome opsoclonus-myoclonus

1. Qu’est-ce que le syndrome opsoclonus-myoclonus ?

Section intitulée « 1. Qu’est-ce que le syndrome opsoclonus-myoclonus ? »

Le syndrome opsoclonus-myoclonus (OMS), décrit pour la première fois en 1962 par Marcel Kinsbourne, est un syndrome neurologique rare et hétérogène. Il est également appelé syndrome de Kinsbourne ou syndrome des yeux dansants.

Il s’agit d’une maladie auto-immune caractérisée par une opsoclonie, une myoclonie, une ataxie cérébelleuse, des troubles cognitifs, comportementaux et du sommeil.

Épidémiologie

  • Incidence annuelle : 1 personne sur 5 millions
  • Prévalence : environ 1 personne sur 1 million dans la population mondiale
  • Chez l’enfant, l’incidence est de 0,18/1 000 000 personnes par an, avec un âge moyen d’apparition de 1,5 an9)
  • Âge typique d’apparition chez l’enfant : 1 à 3 ans (12 à 36 mois)
  • Chez l’adulte, la maladie survient dans une large tranche d’âge, de l’adolescence à la quatre-vingtaine.
  • Il n’y a pas de prédisposition familiale, génétique, de sexe ou ethnique claire.
Q Le syndrome opsoclonus-myoclonus est-il une maladie rare ?
A

L’incidence annuelle est de 1 personne sur 5 millions et la prévalence de 1 personne sur 1 million, ce qui en fait une maladie extrêmement rare. Elle survient chez les enfants et les adultes, mais l’apparition chez l’adulte est estimée encore plus rare 4).

IRM cérébrale du syndrome opsoclonus-myoclonus
IRM cérébrale du syndrome opsoclonus-myoclonus
Yang JC, et al. Unique Magnetic Resonance Imaging Findings in Opsoclonus-Myoclonus Syndrome Secondary to the West Nile Virus. Cureus. 2024. Figure 2. PMCID: PMC11426305. License: CC BY.
Images IRM en séquence FLAIR (Fluid Attenuated Inversion Recovery) ; les flèches en A et B indiquent des signaux anormaux. Elles correspondent aux lésions cérébrales traitées dans la section « 2. Principaux symptômes et signes cliniques ».

Les symptômes initiaux diffèrent entre les enfants et les adultes.

Principaux symptômes chez l’enfant

  • Ataxie aiguë/subaiguë et chutes : troubles de la posture ou de l’activité physique, d’évolution rapide.
  • Irritabilité et troubles du sommeil : des changements comportementaux apparaissent précocement avec les symptômes neurologiques.
  • Régression du développement : régression incluant des changements de personnalité ou une perte de la parole et du langage.

Principaux symptômes chez l’adulte

  • Vertiges et perte de l’équilibre : la plainte la plus fréquente.
  • Symptômes prodromiques : nausées/vomissements, troubles du sommeil, troubles de l’humeur, tremblements peuvent précéder4).

Quatre éléments sont considérés comme caractéristiques diagnostiques de l’OMS : ① opsoclonus, ② ataxie et/ou myoclonus, ③ changements de comportement ou troubles du sommeil, ④ en cas de syndrome paranéoplasique, diagnostic de neuroblastome.

Opsoclonus

Type d’intrusion saccadique, il s’agit de salves de saccades conjuguées multidirectionnelles, irrégulières et spontanées sans intervalle intersaccadique. Elles perturbent la fixation et sont observées comme des mouvements oculaires chaotiques de haute fréquence et de grande amplitude dans toutes les directions. Peuvent ne pas être présentes lors de l’évaluation initiale et apparaître plusieurs semaines après les symptômes moteurs.

Myoclonus

Il a des propriétés diverses et affecte toutes les parties du corps. Il s’aggrave avec le stress émotionnel ou la tentative de mouvement. Dans les cas liés à la COVID-19, des myoclonies généralisées sensibles aux stimuli et des myoclonies d’action ont été rapportées1).

Ataxie cérébelleuse

Elle se manifeste par des troubles de la marche, une ataxie du tronc et une démarche à base large.

Autres

Une dysarthrie, des tremblements des membres et de la mâchoire, et un tremblement de la voix peuvent être présents1, 5, 8).

Le tableau ci-dessous présente les points de différenciation entre l’opsoclonus et les anomalies oculomotrices similaires.

SignePhase lenteDirectionCaractéristique
NystagmusPrésenteDirection fixePhase lente + phase rapide
Flutter oculaireAucunHorizontal uniquementDirection purement horizontale
Oscillations en ondes carréesAucunHorizontalAvec intervalle de saccade normal
OpsoclonusAucunMultidirectionnelMouvements oculaires désordonnés dans toutes les directions
Q Comment distinguer l'opsoclonus du nystagmus ?
A

Le nystagmus comporte une phase lente (mouvement lent), contrairement à l’opsoclonus. Le flutter oculaire, également sans phase lente, se limite à des mouvements oculaires rapides horizontaux, tandis que l’opsoclonus est multidirectionnel. Les ondulations carrées sont des saccades rapides mais conservent un intervalle de saccade normal.

L’étiologie exacte est inconnue, mais une inflammation auto-immune déclenchée par un processus infectieux ou paranéoplasique est l’hypothèse principale. Les mécanismes immunitaires cellulaires et humoraux sont impliqués, et la plupart des patients sont séronégatifs pour les anticorps antineuronaux connus.

Les causes sont classées en trois grandes catégories.

Paranéoplasique

Enfants : Environ 50 % des patients atteints d’OMS ont un neuroblastome occulte. Environ 2 % des enfants atteints de neuroblastome développent un OMS.

Adultes : 20 à 40 % des cas d’OMS sont paranéoplasiques. Le cancer du poumon à petites cellules (CPPC) est le plus fréquent, suivi de l’adénocarcinome mammaire 8). Chez les femmes de moins de 30 ans, le tératome ovarien est associé 6).

Anticorps associés : anti-Ri (ANNA-2) est le plus typique2). Anti-Hu, anti-Ma, etc. Il existe également des OMS paranéoplasiques sans anticorps7).

Post-infectieux / associé à une infection

Principaux agents pathogènes associés : maladie de Lyme, EBV, VIH (syndrome de reconstitution immunitaire), Mycoplasma pneumoniae, rotavirus.

Lié au COVID-19 : apparition 2 jours à 3 semaines après les symptômes respiratoires1).

Lié au virus du Nil occidental : cas rapporté d’amélioration avec les IVIG3).

Post-vaccinal : apparition rapportée après les vaccins contre la varicelle, la rougeole et le DTC.

Toxique-métabolique

Une surdose de phénytoïne, un coma diabétique hyperosmolaire non cétosique ou une intoxication à la cocaïne peuvent également provoquer cette affection.

Q Y a-t-il une différence de cause entre les enfants et les adultes ?
A

Chez l’enfant, environ 50% des cas présentent un neuroblastome occulte, donc une évaluation du neuroblastome est nécessaire dans tous les cas d’OMS pédiatrique 9). Chez l’adulte, 20 à 40% des cas d’OMS sont paranéoplasiques, avec le cancer du poumon à petites cellules et le cancer du sein comme tumeurs associées fréquentes. À tout âge, la maladie peut survenir après une infection.

L’OMS est un diagnostic clinique basé sur les signes cliniques, sans test ou biomarqueur définitif. Le retard diagnostique est courant, avec un délai médian de 11 semaines entre les symptômes et le diagnostic 4).

Pour la différenciation avec le nystagmus, le flutter oculaire et les ondes carrées, voir la section « Signes cliniques ». La névrite vestibulaire, le vertige paroxystique positionnel bénin, l’accident vasculaire cérébral, la tumeur cérébrale, l’encéphalite auto-immune, la sclérose en plaques et l’apraxie oculomotrice sont également des diagnostics différentiels 4, 7). L’apraxie oculomotrice est une maladie affectant les mouvements oculaires saccadés ; elle se distingue de l’opsoclonus par des mouvements compensatoires de la tête lors du changement de regard vers une nouvelle cible.

Imagerie cérébrale (IRM)

L’objectif est d’exclure une maladie primitive du SNC. Dans de nombreux cas d’OMS, l’IRM est normale. Des hypersignaux T2-FLAIR (cervelet, lobe temporal) ont été rapportés dans certains cas3, 2), et une atrophie cérébelleuse peut être observée en phase chronique9).

Analyse du liquide céphalorachidien (LCR)

Utilisée pour exclure une maladie du SNC. Dans la plupart des cas, elle est normale ou présente des anomalies légères. Des bandes oligoclonales positives et une légère augmentation des protéines sont observées dans certains cas2, 4). L’expansion des cellules B CD19+ dans le LCR (jusqu’à 29%) est étudiée comme biomarqueur potentiel de l’activité de la maladie4).

Dépistage des tumeurs malignes

  • Enfants : envisager une évaluation du neuroblastome chez tous les patients.
  • Adultes : réaliser une TDM et une TEP-TDM7, 8). Si aucune tumeur n’est trouvée, effectuer un suivi tous les 6 mois jusqu’à 4 ans2).

Panel d’anticorps antineuronaux

Recherche d’anti-Ri (ANNA-2), anti-Hu, anti-Yo, anti-Ma, anti-récepteur NMDA, etc. Cependant, de nombreux patients sont séronégatifs.

Système de score PNS-Care (panel international 2021) classe en défini (>8 points), probable (6-7 points) et possible (4-5 points) en tenant compte du phénotype clinique, du type d’anticorps, de la présence d’un cancer et de la durée de suivi7).

Le traitement principal est l’immunomodulation. En cas de syndrome paranéoplasique, le traitement ciblé de la tumeur est indispensable, et doit être associé à l’immunomodulation. Un diagnostic précoce est crucial car un retard est associé à un moins bon pronostic neurologique, psychologique et comportemental.

Corticostéroïdes

La perfusion intraveineuse de méthylprednisolone (1 g/jour pendant 3 à 5 jours) est le protocole standard 2, 6, 7).

ACTH (hormone corticotrope)

Elle est considérée comme un traitement standard chez les enfants et les adultes.

IVIG (immunoglobuline intraveineuse)

La dose totale de 2 g/kg est généralement administrée en doses fractionnées sur 3 à 5 jours 1, 6). Des cas liés au COVID-19 ont montré une amélioration après 1 semaine et une guérison complète après 4 semaines 1), et des cas liés au virus West Nile ont montré une amélioration après 5 jours de traitement 3).

Rituximab

Ajouté aux cas insuffisamment contrôlés par les stéroïdes et les IVIG. Dans l’OMS associée au tératome ovarien, après 2 doses de 1 g, des doses supplémentaires à 6 et 12 mois ont permis une absence de récidive à 30 mois6). L’immunosuppression combinée pourrait être plus efficace qu’un seul agent.

Autres immunosuppresseurs

L’azathioprine, le mycophénolate mofétil8, 7) et le cyclophosphamide sont utilisés.

Les médicaments suivants sont utilisés pour réduire les myoclonies.

  • Clonazépam : commencer par 0,5 mg au coucher1)
  • Valproate de sodium : 1000 mg/jour1)
  • Lévétiracétam : 500 mg × 2 fois/jour, en augmentant progressivement1)

Traitement du syndrome opsoclonus-myoclonus paranéoplasique

Section intitulée « Traitement du syndrome opsoclonus-myoclonus paranéoplasique »

Le traitement ciblant la tumeur (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) est indispensable. L’ablation de la tumeur n’entraîne pas toujours une amélioration neurologique, et des cas d’apparition du syndrome opsoclonus-myoclonus (OMS) un mois après la résection ont été rapportés 6). Dans le cancer du poumon à petites cellules, une amélioration a été observée avec une chimiothérapie par carboplatine + étoposide 8), et dans le cancer du sein, avec une chimiothérapie néoadjuvante + rituximab 7).

Q Quelle est la durée nécessaire du traitement ?
A

La durée du traitement varie selon l’étiologie, la sévérité et la réponse au traitement. Certains cas s’améliorent en quelques semaines à quelques mois avec les IVIG 3, 4), tandis qu’un traitement immunosuppresseur à long terme comme le rituximab peut être nécessaire pour prévenir les récidives 6). L’OMS paranéoplasique a tendance à être plus sévère et plus résistante au traitement que la forme idiopathique 8).

6. Physiopathologie et mécanismes détaillés de la pathogenèse

Section intitulée « 6. Physiopathologie et mécanismes détaillés de la pathogenèse »

Il existe deux théories principales concernant le mécanisme de l’OMS : la théorie du tronc cérébral et la théorie du cervelet.

Théorie du tronc cérébral

Anomalie des cellules de burst de saccades : Les cellules de burst sont normalement inhibées de manière continue par les cellules omnipause.

Mécanisme : Hyperexcitabilité neuronale des cellules de burst due à des modifications des propriétés membranaires, ou diminution de l’inhibition des cellules omnipause → nystagmus.

Théorie du cervelet

Désinhibition du noyau fastigial caudal du cervelet : Les cellules de Purkinje dysfonctionnelles ne peuvent plus inhiber le noyau fastigial.

Mécanisme pathogénique : Le noyau fastigial renforce l’inhibition des neurones omnipause → les neurones de burst de saccades oscillent librement → opsoclonus. Les signes de soutien incluent gliose et inflammation du vermis cérébelleux, augmentation du flux sanguin cérébelleux en phase aiguë, hypoperfusion et atrophie en phase chronique 9).

L’inflammation auto-immune est une hypothèse forte, impliquant à la fois l’immunité cellulaire et humorale.

  • L’expansion des cellules B CD19+ dans le LCR (jusqu’à 29 %) est corrélée à la sévérité neurologique 4)
  • La réaction immunitaire dans le microenvironnement tumoral déclenche une réaction croisée avec les antigènes neuronaux 7)
  • Les anticorps anti-Ri réagissent de manière croisée avec Nova-1 et Nova-2 (protéines de liaison à l’ARN largement exprimées dans le SNC) 7)
  • Les anticorps onconeuronaux ne sont détectés que chez environ 25 % des patients2)

L’opsoclonus lui-même disparaît généralement, avec ou sans traitement. Cependant, des rechutes après rémission sont possibles, et des anomalies des mouvements oculaires de poursuite (smooth pursuit) persistent longtemps après la disparition de l’opsoclonus. Des troubles du comportement et psychomoteurs subsistent chez 60 à 80 % des patients, et le pronostic neurologique à long terme est souvent défavorable.

  • L’OMS paranéoplasique a tendance à être plus sévère et à répondre moins bien au traitement que la forme idiopathique8)
  • L’OMS post-infectieuse/idiopathique répond bien à l’immunosuppression et a un pronostic relativement favorable8)
  • L’OMS idiopathique de l’adulte présente généralement une évolution bénigne 4)

7. Recherches récentes et perspectives futures (rapports de stade de recherche)

Section intitulée « 7. Recherches récentes et perspectives futures (rapports de stade de recherche) »

Dans la série de 7 cas d’Emamikhah et al. (2021), l’OMS est survenue 2 jours à 3 semaines après les symptômes respiratoires du COVID-19 et s’est améliorée avec les IVIG 1). Dans une revue chez l’adulte, environ un tiers présentait des symptômes pseudo-grippaux prodromiques, et 40 % avaient une élévation de l’index IgG ou des bandes oligoclonales.

La reconnaissance de l’OMS post-COVID-19 en tant que syndrome paranéoplasique immunitaire indépendant sans encéphalopathie progresse.

Résultats IRM de l’OMS associée au virus West Nile

Section intitulée « Résultats IRM de l’OMS associée au virus West Nile »

Yang et al. (2024) ont rapporté un cas où l’IRM initiale était normale, puis une hyperintensité T2-FLAIR est apparue 10 jours plus tard, et a complètement disparu après 4 mois3). Cela suggère qu’il pourrait exister une fenêtre temporelle spécifique entre l’apparition des symptômes et la détection des anomalies IRM.

Le syndrome anti-Ri, auparavant considéré comme OMS + ataxie, est en train d’être redéfini comme une maladie multisystémique plus complexe.

Freydl et al. (2024) ont proposé la triade de troubles de la marche + troubles des mouvements oculaires + dystonie de la mâchoire comme syndrome caractéristique2). On estime qu’environ 80 % des patients atteints de SNP reçoivent un diagnostic de tumeur dans les 4 à 6 mois suivant le diagnostic des symptômes.

L’étude de Pranzatelli (citée dans Lawrence 2025) propose que l’expansion des cellules B CD19+ dans le LCR soit un biomarqueur candidat de l’activité de la maladie dans l’OMS4). La standardisation n’est pas encore atteinte.

OMS tardif et inhibiteurs de points de contrôle immunitaires

Section intitulée « OMS tardif et inhibiteurs de points de contrôle immunitaires »

On reconnaît l’OMS tardive, déclenchée par l’exposition antigénique après résection tumorale, qui provoque une activation immunitaire 6). De plus, il a été rapporté que les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires peuvent induire ou aggraver l’OMS et l’encéphalite du tronc cérébral en tant qu’effet indésirable lié à l’immunité 5), et une décision d’éviter l’administration peut être nécessaire même pour les tumeurs à forte expression de PD-L1.


  1. Emamikhah M, Babadi M, Mehrabani M, et al. Opsoclonus-myoclonus syndrome, a post-infectious neurologic complication of COVID-19: case series and review of literature. J Neurovirol. 2021;27(1):26-34.
  2. Freydl E, Tinchon A, Blauensteiner K, Oberndorfer S. Anti-Ri paraneoplastic neurological syndrome presenting with bilateral cranial nerve VI palsy and jaw dystonia. Wien Med Wochenschr. 2024;174(1-2):16-21.
  3. Yang JC, Zekavaty S, Rossi RD, Mahmoud SY. Unique Magnetic Resonance Imaging Findings in Opsoclonus-Myoclonus Syndrome Secondary to the West Nile Virus. Cureus. 2024;16(8):e67932.
  4. Lawrence JS. Challenges in Diagnosing Opsoclonus-Myoclonus Syndrome in Adults. Cureus. 2025;17(5):e84780.
  5. Costa PA, Costa BMLA, Rozenbaum G, Barreto-Coelho P. Anti-Ma paraneoplastic opsoclonus-myoclonus syndrome. BMJ Case Rep. 2021;14(5):e243136.
  6. Jones AA, Chen T. Delayed Opsoclonus-Myoclonus Syndrome After Ovarian Teratoma Resection. J Neuro-Ophthalmol. 2022;42(3):e450-e451.
  7. Soares R, Mittapalli A, Ramakrishnan M, Farooq U. Breast Cancer Presenting As Onconeural Antibody Negative Opsoclonus-Myoclonus Syndrome. Cureus. 2022;14(8):e28417.
  8. Moreira I, Vilas-Boas I, Cassiano Neves M. Paraneoplastic Opsoclonus-Myoclonus Syndrome as a Rare Presentation of Small-Cell Lung Cancer. Cureus. 2022;14(11):e32066.
  9. Takenaka J, Hirata K, Watanabe S, Shiraishi H, Kudo K. Neuroblastoma-related severe hypoperfusion in the cerebellum of an infant: A case of opsoclonus-myoclonus syndrome. Asia Ocean J Nucl Med Biol. 2023;11(1):93-96.

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