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Oculoplastique

Atrophie de la cavité anophtalmique (creux après l’ablation de l’œil)

1. Qu’est-ce que l’atrophie de la cavité anoftalmique ?

Section intitulée « 1. Qu’est-ce que l’atrophie de la cavité anoftalmique ? »

Le syndrome de la cavité anoftalmique / syndrome post-énucléation est une affection dans laquelle la cavité s’atrophie et se creuse après une énucléation ou une éviscération. Il se caractérise par une redistribution de la graisse orbitaire, un ptosis, un approfondissement du sillon supérieur, une mauvaise position de la paupière inférieure et un lagophtalmos. En plus des problèmes esthétiques, il entraîne une difficulté à maintenir la prothèse oculaire.

Le volume moyen du globe oculaire est d’environ 7,2 ml (une sphère de 24 mm de diamètre), et le volume orbital total est mesuré à environ 24 ml1). Le déficit de volume après l’énucléation atteint 7,0 à 9,0 ml (moyenne 7,9 ml)1). Ce déficit est compensé par un implant orbitaire et une prothèse oculaire, mais si la compensation est insuffisante ou si l’implant et les tissus orbitaires s’atrophient avec le temps, la cavité se creuse.

Le syndrome de la cavité post-énucléation (PESS) est défini comme un ensemble complexe de changements après l’énucléation, comprenant une difficulté à retenir la prothèse et une mauvaise apparence esthétique2).

Q Pourquoi la cavité anoftalmique s’atrophie-t-elle ?
A

Après l’énucléation, le volume orbitaire diminue d’environ 7 à 9 ml. Si l’implant orbitaire est insuffisant ou si la graisse s’atrophie avec le temps, l’orbite s’enfonce et il devient difficile de maintenir la prothèse. Après une radiothérapie, l’atrophie tend à progresser davantage, et chez l’enfant s’ajoute un sous-développement des os orbitaires.

2. Principaux symptômes et constatations cliniques

Section intitulée « 2. Principaux symptômes et constatations cliniques »
Cavité anoftalmique 35 jours après l’énucléation : le conformateur est placé sur l’implant orbitaire
Cavité anoftalmique 35 jours après l’énucléation : le conformateur est placé sur l’implant orbitaire
Robpinion. Conformer over eye implant after enucleation. Wikimedia Commons. Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Conformer_over_eye_implant_after_enucleation.jpg. License: CC BY 4.0.
Dans l’orbite anophtalmique gauche, 35 jours après l’énucléation, paupière supérieure relevée, on peut voir un conformeur (un espaceur en plastique transparent) en place sur l’implant orbitaire. Cela correspond à l’orbite après énucléation (avec conformeur en place) décrite dans la section « 2. Principaux symptômes et signes cliniques ».

La pathologie de l’enfoncement de l’orbite anophtalmique est classée en trois types suivants.

TypeProblème principalPrise en charge de première intention
Type de rétraction du cul-de-sac conjonctivalLe cul-de-sac conjonctival est trop étroit pour que l’œil artificiel puisse y entrerChirurgie d’agrandissement du cul-de-sac conjonctival (greffe de peau totale)
Type d’enfoncement orbitaireLe volume orbitaire est insuffisantChirurgie d’augmentation du volume (DFG, greffe osseuse, matériaux artificiels)
Type mixteAssociation des deuxPrise en charge progressive (chirurgie d’élargissement → chirurgie de comblement)

Type de rétraction du cul-de-sac conjonctival

Atteinte principale : le cul-de-sac conjonctival devient étroit et peu profond, et l’œil prothétique ne tient plus correctement.

Traitement : une chirurgie d’élargissement du cul-de-sac conjonctival est indiquée ; le cul-de-sac est décollé vers le haut, le bas, la droite et la gauche, puis une greffe cutanée totale est enroulée autour de l’œil prothétique et mise en place.

Type d’enfoncement orbitaire

Atteinte principale : en raison d’un volume orbitaire insuffisant, la région orbitaire recule et s’enfonce.

Traitement : un comblement par tissu autologue (graisse dermique, ilium, cartilage costal) ou par matériaux artificiels (hydroxyapatite, silicone) est indiqué.

Type mixte

Atteinte principale : une rétraction du cul-de-sac conjonctival et un enfoncement orbitaire sont tous deux présents.

Traitement : on réalise souvent d’abord une chirurgie d’élargissement du cul-de-sac conjonctival, puis une chirurgie de comblement orbitaire par étapes.

  • Difficulté à maintenir la prothèse oculaire, avec tendance à se déloger
  • Enfoncement de l’orbite (gêne esthétique)
  • Sensation de corps étranger lors du port de la prothèse oculaire en raison d’une rétraction du cul-de-sac conjonctival
  • Mauvaise mobilité de la prothèse oculaire; mauvais ajustement
  • Creusement du sillon palpébral supérieur (deep superior sulcus)
  • Ptosis
  • Malposition de la paupière inférieure et lagophtalmie
  • Confirmation de l’enfoncement par l’inspection et la palpation de l’orbite
  • Évaluation quantitative à l’exophtalmomètre de Hertel (comparaison avec le côté sain)

Après la radiothérapie (et après la chirurgie de tumeurs malignes comme le rétinoblastome), une cicatrisation des tissus orbitaires s’ajoute, et l’enfoncement devient particulièrement marqué. Chez l’enfant, on observe aussi une asymétrie faciale et un sous-développement de l’orbite.

Q Pourquoi mon œil مصنوع مصنوع tombe-t-il si souvent ? Quelle en est la cause ?
A

La cause peut être une contracture du sac conjonctival (l’espace qui accueille l’œil مصنوع devient plus étroit), une orbite creusée (le soutien inférieur est insuffisant), ou les deux. Il est important de consulter un ophtalmologiste (chirurgien oculoplasticien) afin d’évaluer la taille du sac conjonctival et le volume orbitaire.

L’atrophie de la cavité anoftalmique survient comme complication à long terme après une énucléation ou une éviscération. Le taux d’apparition et la vitesse de progression sont influencés par divers facteurs.

Type d’implant orbitaire et risque d’exposition : Après une énucléation avec du polyéthylène poreux (MEDPOR) ou de l’hydroxyapatite, l’exposition de l’implant survient dans 1,5–21,6 % des cas ; après une éviscération, dans 0–3,3 %3). L’exposition ou le déplacement de l’implant entraîne des modifications secondaires du volume orbitaire et aggrave l’enfoncement.

Cas pédiatriques : Le développement normal des os orbitaires nécessite la présence de l’œil, et une énucléation dans la petite enfance peut entraîner un sous-développement de l’orbite. Comme le volume orbitaire atteint environ 80 % de celui de l’adulte à 5 ans6), la prise en charge durant cette période est particulièrement importante.

Après radiothérapie : La fibrose et les lésions vasculaires des tissus orbitaires accélèrent l’atrophie. Chez les enfants traités pendant la période de croissance, il s’y ajoute un sous-développement des os du visage.

Sans implant / expulsion de l’implant : Si aucun implant orbitaire n’est placé, ou si l’implant est expulsé, l’atrophie et la redistribution de la graisse orbitaire progressent et l’enfoncement devient plus marqué.

  • Type et moment de l’énucléation ou de l’éviscération
  • Type d’implant orbitaire et présence ou non d’un implant
  • S’il y a eu une radiothérapie, la dose et le moment
  • L’état et le déroulement de l’adaptation de l’œil artificiel

Évaluer l’enfoncement de l’orbite, la ptose palpébrale, l’accentuation du sillon palpébral supérieur, la déviation de la paupière inférieure, ainsi que la présence et le degré de lagophtalmie.

Mesurer la différence de position entre l’œil sain et le côté de l’œil artificiel, et quantifier objectivement le degré d’enfoncement.

  • Évaluation du volume orbitaire et des structures osseuses
  • La position, la taille et l’état de l’implant orbitaire (déplacement, exposition ou fragmentation)
  • État d’insertion des muscles oculomoteurs externes
  • Évaluation de l’atrophie et de la déformation des os orbitaires
  • Largeur du cul-de-sac conjonctival (horizontalement et verticalement)
  • Profondeur du cul-de-sac conjonctival (profondeur des fornix supérieur et inférieur)
  • Mobilité de la conjonctive et degré de cicatrisation
  • Enfoncement secondaire dû au déplacement ou à l’exposition de l’implant orbitaire
  • Enfoncement simple sans implant orbitaire
  • Hypoplasie orbitaire pendant la croissance
  • Rétraction du globe oculaire après une fracture blowout de l’orbite (pas une atrophie de la cavité anophtalmique)

Le traitement est choisi selon le type d’atteinte (type de rétraction du cul-de-sac conjonctival, type d’enfoncement orbitaire, type mixte).

Chirurgie d’élargissement du cul-de-sac conjonctival

Section intitulée « Chirurgie d’élargissement du cul-de-sac conjonctival »

Indiquée lorsque le cul-de-sac conjonctival est rétracté ou rétréci et que l’œil prothétique ne peut pas s’y adapter.

Procédure:

  • Disséquer le cul-de-sac conjonctival vers le haut, le bas, la gauche et la droite (quatre directions) afin de dégager suffisamment d’espace
  • Envelopper à l’envers un greffon cutané de pleine épaisseur prélevé à l’aine ou au bas-ventre autour d’un œil artificiel fin, puis l’insérer
  • Le placer de façon que le greffon et l’œil artificiel puissent tenir ensemble dans le cul-de-sac conjonctival
  • Fixer solidement et en profondeur le fornix inférieur du cul-de-sac conjonctival au périoste du rebord orbitaire inférieur (si la fixation est insuffisante, l’œil artificiel risque davantage de faire saillie)

Types et choix des implants orbitaires (Orbital Implant)

Section intitulée « Types et choix des implants orbitaires (Orbital Implant) »
TypeCaractéristiquesRisque d’exposition
Polyéthylène poreux (MEDPOR)Bonne invasion vasculaire et bonne intégration tissulaireModéré
HydroxyapatiteAvec ostéoconduction et grande stabilitéRisque d’exposition en surface
Bille en siliconeFaible coût et facile à façonnerLégèrement plus élevé
Greffe de graisse dermique (DFG)Tissu autologue, sans réaction à corps étrangerFaible

En cas d’exposition de l’implant orbitaire, une prise en charge par greffe de graisse dermique est efficace4).

Greffe de graisse dermique (Dermis Fat Graft: DFG)

Section intitulée « Greffe de graisse dermique (Dermis Fat Graft: DFG) »

Le DFG est une méthode de reconstruction orbitaire utilisant un tissu autologue ; il ne provoque pas de réaction à corps étranger et constitue une excellente procédure avec un faible risque d’exposition de l’implant orbitaire4).

Composition du greffon :

  • Bouchon dermique (diamètre de 20 à 25 mm)
  • Partie graisseuse (épaisseur de 20 à 35 mm)

Site de prélèvement (une zone sans poils est préférable) :

  • Fesse (le plus fréquent)
  • Face interne de la cuisse
  • Abdomen
  • Aine

La taille du greffon est réglée pour être 10 à 30 % plus grande que le volume orbitaire. S’il est trop volumineux, il peut entraîner une nécrose par compression ; s’il est trop petit, il peut provoquer une atrophie et une récidive du creusement.

Points clés de la technique :

  • Fixer les muscles extraoculaires au bouchon dermique par des sutures matelassées horizontales afin d’assurer la mobilité de la prothèse
  • Après l’intervention, mettre un conformateur puis le retirer 3 à 4 semaines plus tard
  • Une fois que l’épithélium conjonctival recouvre la surface dermique en 4 à 6 semaines, on adapte la prothèse oculaire

Résultats du DFG5):

IndicateurDFG primaireDFG secondaire
Bonne position des paupières83.3%37.5%
Taux d’atrophie graisseuse5–10%20–40%
Bon mouvement de la prothèse oculaire83.3%100%
Taux de complications (global)58,8 % (la plupart étaient légères et se sont résolues spontanément)

Le Primary DFG (réalisé en même temps que l’énucléation) a un meilleur pronostic de la position des paupières que le Secondary DFG (reconstruction secondaire)5).

Q En quoi consiste la greffe de derme et de graisse ?
A

Il s’agit d’une greffe de tissu autologue, où l’on prélève du derme et de la graisse au niveau de la fesse ou de la face interne de la cuisse pour les transplanter dans l’orbite. Il n’y a pas de réaction à un corps étranger, et le risque d’exposition de l’implant est faible. L’épithélium conjonctival recouvre la surface du derme en 4 à 6 semaines, puis l’implantation de l’œil artificiel est réalisée. En cas de nouvelle atrophie, une nouvelle greffe est également possible.

Comparaison des matériaux pour corriger le creusement de la cavité de l’œil artificiel (augmentation de volume)

Section intitulée « Comparaison des matériaux pour corriger le creusement de la cavité de l’œil artificiel (augmentation de volume) »
MatériauAvantagesInconvénients
Derme et graisseTissu autologue, faible risque d’exposition, possibilité de nouvelle greffeRisque d’atrophie avec le temps
Bloc osseux iliaqueAdapté à l’atrophie osseuse et solideRésorption partielle et complications du site donneur
Cartilage costalTissu autologue et facile à modelerLaisse une cicatrice sur le thorax
HydroxyapatiteOstéoconductif et stableRisque de corps étranger et d’exposition superficielle
Bloc de siliconePeu coûteux et facile à travaillerRisque de déplacement et de réaction à corps étranger
Lambeau microchirurgicalPermet de greffer de grandes quantités de tissuChirurgie très invasive et longue

En cas d’atrophie osseuse orbitaire, la greffe d’un bloc iliaque ou d’iliaque broyée est adaptée. Si l’enfoncement n’est pas trop important, la greffe derme-graisse est relativement facile à prélever et rend aussi le lit de la prothèse plus souple, ce qui en fait une bonne indication.

Choix du site de prélèvement : Même si une cicatrice persiste sur la crête iliaque ou dans l’aine, en tenant compte de l’incision cutanée, il est possible de la placer à un endroit qui peut être caché par les sous-vêtements ou un maillot de bain.

Chirurgie d’expansion du cul-de-sac conjonctival

Indications : Type de rétraction du cul-de-sac conjonctival.

Technique : Enrouler à l’envers une greffe cutanée totale autour d’une prothèse oculaire fine puis l’insérer. Fixer profondément le cul-de-sac inférieur au périoste du bord infra-orbitaire.

Site de prélèvement : aine ou bas-ventre (emplacement caché par les sous-vêtements ou un maillot de bain).

Greffe derme-graisse (DFG)

Indications : Enfoncement orbitaire modéré, sauvetage en cas d’exposition de l’implant orbitaire, douleur chronique.

Technique : Fixer les muscles oculomoteurs au bouton dermique. Après maintien du conformateur pendant 3 à 4 semaines, ajuster la prothèse.

Avantages : peut être réimplanté en cas de nouvelle atrophie. Faible risque d’exposition.

Greffes osseuses et matériaux artificiels

Indication : enfoncement important avec atrophie osseuse marquée.

Choix du matériau : os iliaque (atrophie osseuse), hydroxyapatite (stabilité), bloc de silicone (faible coût ; il est important de l’insérer profondément).

Remarque : si le silicone n’est pas inséré assez profondément, il existe un risque de déplacement et d’exposition.

Q Peut-on faire plus d’une fois une chirurgie correctrice de la cavité oculaire ?
A

La greffe dermo-graisseuse peut être répétée si l’atrophie réapparaît. Toutefois, des interventions répétées peuvent entraîner une cicatrisation du sac conjonctival. Le choix du matériau doit être discuté avec un spécialiste en oculoplastie.

6. Physiopathologie et mécanisme détaillé de survenue

Section intitulée « 6. Physiopathologie et mécanisme détaillé de survenue »

Changements du volume orbitaire et rôle de la base de la prothèse oculaire

Section intitulée « Changements du volume orbitaire et rôle de la base de la prothèse oculaire »

La perte de volume après l’ablation de l’œil atteint 7,0 à 9,0 mL (moyenne 7,9 mL)1). La mise en place d’un implant orbitaire compense une grande partie de ce volume, mais l’implant seul ne peut pas remplir toute l’orbite ; le déficit restant est comblé par un œil artificiel (prothèse externe posée sur la base de la cavité). Si l’implant est insuffisant, expulsé ou déplacé, ou si la graisse orbitaire s’atrophie avec le temps, un creusement apparaît.

Mécanisme d’atrophie induite par l’irradiation

Section intitulée « Mécanisme d’atrophie induite par l’irradiation »

L’irradiation de l’orbite provoque une fibrose et des lésions vasculaires des tissus orbitaires. Le tissu fibreux perd son élasticité et se rétracte, ce qui réduit l’ensemble de la cavité oculaire. Chez l’enfant, l’irradiation peut aussi gêner la croissance osseuse orbitaire, entraînant plus tard une asymétrie faciale marquée à l’âge adulte.

Le développement normal des os de l’orbite nécessite la présence de l’œil. Lorsque l’œil est perdu, le stimulus mécanique exercé sur l’orbite disparaît, et le développement osseux orbitaire est retardé. À 5 ans, le volume orbitaire atteint environ 80 % de celui d’un adulte6) ; à cette période, il est donc particulièrement important de prendre soin de l’implant orbitaire et de la prothèse oculaire afin de maintenir le volume orbitaire. À mesure que l’enfant grandit, il faut ajuster régulièrement la taille de la prothèse oculaire et de l’implant.

Mécanisme d’exposition de l’implant orbitaire

Section intitulée « Mécanisme d’exposition de l’implant orbitaire »

L’exposition survient lorsque la conjonctive et la capsule de Tenon recouvrant l’implant s’amincissent puis se nécrosent. Les matériaux poreux favorisent l’intégration tissulaire grâce à la pénétration des vaisseaux, mais le risque d’exposition persiste si les tissus superficiels sont fins ou si l’irrigation sanguine est compromise par la chirurgie. La greffe dermo-adipeuse présente le risque d’exposition le plus faible, car la circulation sanguine est maintenue dans le tissu autologue4).

Évolution dans le temps de l’enfoncement de la cavité oculaire

Section intitulée « Évolution dans le temps de l’enfoncement de la cavité oculaire »

L’atrophie graisseuse commence immédiatement après l’ablation de l’œil, et sans implant, l’enfoncement progresse particulièrement vite. Même avec un implant, l’enfoncement avance peu à peu sous l’effet du vieillissement, de la gravité et de la pression due au poids de la prothèse oculaire. Après la radiothérapie et pendant la croissance, ce changement s’accélère encore.

7. Recherches les plus récentes et perspectives d’avenir

Section intitulée « 7. Recherches les plus récentes et perspectives d’avenir »

Résultats à long terme du DFG : Dans une série de 34 cas (Jovanovic et al.), un taux de complications de 58,8 % a été rapporté, mais la plupart étaient légères et se résolvaient spontanément4). Le recours au DFG pour une exposition d’implant était indiqué dans 67,7 % des cas, ce qui en fait une option de sauvetage efficace4).

Injections de 5-fluorouracile (5-FU) : Une approche a été rapportée, utilisant un antimétabolite en prétraitement d’une cavité rétractée sévère afin d’assouplir le tissu cicatriciel avant la réalisation d’un DFG7).

Application à la douleur chronique : Des rapports indiquent que la douleur chronique de la cavité oculaire s’améliore lorsque l’implant orbitaire est retiré et remplacé par un DFG8).

Implant hydrogél expansible (HEMA) : Des recherches portent sur l’utilisation d’implants HEMA à expansion progressive pour favoriser la croissance orbitaire chez l’enfant.

Défis futurs : Il faut identifier les facteurs prédictifs du taux d’atrophie à long terme du DFG, standardiser la taille optimale du greffon et comparer les résultats à long terme selon le matériau de la base de la prothèse oculaire (RCT).

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  2. Aggarwal H, Singh K, Kumar P, Alvi HA. A multidisciplinary approach for management of postenucleation socket syndrome with dermis-fat graft and ocular prosthesis: a clinical report. Journal of prosthodontics : official journal of the American College of Prosthodontists. 2013;22(8):657-60. doi:10.1111/jopr.12051. PMID:23552097.
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